Les Wampas

Les Wampas sont de retour avec Sauvre le Monde, leur nouvel album studio, pour lequel ils ont décidé de mettre les petits plats dans les grands.

Jugez plutôt : celui-ci a été enregistré et mixé par l’ingénieur du son américain Jim Diamond (The White Stripes) aux mythiques studios ICP, et réalisé par le talentueux Lionel des Limiñanas.

Celui-ci a parfaitement su mettre en valeur les 14 compositions Rock’n’Roll / Punk / Garage / Yéyé du groupe, qui abordent, comme c’est toujours le cas, des thèmes très variés. Conquête spatiale avec « Les chinois vont sur la Lune », la politique omniprésente dans nos vies (« C’est politiqe »), Sacha Distel (« The secret life of Sacha Distel »), ou les fake news (« la NASA nous ment »).

Sauvre le Monde est un album renversant, où la musique des Wampas aura rarement aussi bien sonné !

 

FRA
- Punk Rock
LIVE ART FACTORY BY CARAMBA SPECTACLES

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Biographie

Nés en 1983, Les Wampas, qui tirent leur nom d’une tribu évoquée dans un épisode de Rahan, s’articulent autour de la personnalité excentrique et charismatique de Didier Chappedelaine, le chanteur du groupe, très vite rebaptisé Didier Wampas. Ce substitut de nom de famille sera d’ailleurs adopté à la scène par d’autres membres de la formation, tels Niko Wampas (batterie), et, plus occasionnellement, Philippe Martinot – alias Philippe Wampas – l’un des premiers guitaristes de la bande.

S’inspirant bien évidemment de la vague punk, mais aussi du rockabilly et du rock « yé-yé », le groupe sort en 1985 son premier 45 tours, Dracu bop. C’est à ce moment que Marc Police arrive au sein des Wampas, en tant que guitariste et imprime immédiatement sa marque de fabrique – plutôt psychobilly – à la jeune formation. Évoluant dans le milieu de l’underground parisien, aux côtés de la Mano Negra, des Bérurier Noir, de Parabellum, des Washington Dead Cats et autres Ludwig Von 88.

Popularisés par leurs prestations sur scène (Didier a pris l’habitude de se casser la voix et de chanter dans des tons suraigus), Les Wampas émergent dans le milieu alternatif et commencent à signer quelques titres, essentiellement au sein de compilations estampillées « punk français » (Mon Grand Frère est un Rocker, sous l’égide de Pierrot Sapu, le chanteur des Garçons Bouchers). Si les musiciens changent d’une saison à l’autre, Marc Police et Didier Wampas restent les piliers du groupe et une solide amitié naît entre eux. À eux deux, ils sont les co-auteurs de la plupart des textes chantés (ou plutôt hurlés) par Didier.

En 1986 sort enfin leur premier album, Tutti Frutti, mélange de rock’n’roll, de punk et de références psychobilly. Les arrangements de Police collent parfaitement avec la mise en scène de Didier, véritable show-man ponctuant ses chansons de divers « Yeah ! Yeah ! Yeah ! », qui deviendront l’un des gimmicks récurrents de ses prestations.

En 1989, Chauds, Sales et Humides confirme le virage rock’n’roll des Wampas ainsi que l’excentricité des textes du groupe, excentricité confirmée par Les Wampas Vous Aiment, l’année suivante, disposant de moyens d’enregistrement plus conséquents, mais, malgré quelques titres d’anthologie (« Taratatata », « Petite fille ») et une tournée qui se prolongera jusqu’au Japon (où les Wampas assurent la première partie de la Mano Negra), le marketing ne suit pas et l’album n’est qu’un demi-succès, suffisant cependant pour qu’ils touchent un plus large public que celui du milieu punk-rock parisien.

On commence ainsi à les voir invités dans certains festivals hexagonaux et à l’étranger. Les Wampas auraient pu devenir à ce moment-là un groupe phare de la scène rock française, mais malheureusement, en 1991, Marc Police, met fin à l’inéluctable ascension des Wampas en même temps qu’à ses jours. C’est un coup dur pour Didier qui passe de longs mois à se remettre en question.

1993 voit le retour en fanfare des Wampas qui, pour l’occasion, signent chez BMG, major qui leur met un certain nombre de moyens pour produire Simple & Tendre, un album essentiellement composé par Didier qui se laisse aller à plus de douceur. Certaines chansons comme « Les Bottes rouges » ou « Comme un ange qui pleure » font encore aujourd’hui partie du patrimoine du groupe. Une tournée , qui se terminera à L’Olympia, suit la sortie de l’album.

Les Wampas continuent sur leur lancée avec Trop Précieux (1996) qui sera l’occasion de leur première véritable tournée internationale, avec des arrêts aux États-Unis, au Japon et au Canada. Inconnus dans la plupart de ces pays, Les Wampas jouent dans des bars ou de petites salles. Ils sont, à une occasion, appelés par erreur « Les Wampus ». L’affiche tronquée sera d’ailleurs l’illustration de l’album live Toutafonlive qui sort la même année.

Malheureusement, les ventes des Wampas, bien qu’honorables pour un groupe alternatif, ne suffisent pas à satisfaire BMG, qui décide de ne pas renouveler leur contrat, obligeant Les Wampas à revenir dans le giron des labels alternatifs. C’est sous les auspices d’un retour à l’indépendance que sort Chicoutimi, un album plus orienté punk que ses prédécesseurs. Didier, grand amateur de vélo, rend d’ailleurs hommage à Laurent Jalabert dans une chanson éponyme. Il réitérera l’hommage cycliste quelques années plus tard avec « Rimini », un morceau dédié à Marco Pantani et « Baby suce ma roue ».

Kiss
, septième album des Wampas, est un succès qui incite les majors à se réintéresser au cas de ce groupe qui a survécu à la chute de la mode punk. En 2003, c’est chez un label d’Universal que sort Never Trust a Guy who, after Having Been a Punk, is Now Playing Electro. Plus loufoque que les précédents, l’album est lancé par la chanson phare « Manu Chao », petite pique à l’encontre du chanteur au bonnet péruvien, dont le clip s’offre la présence de quelques happy-few comme Louise Attaque, Mickael Kael (Canal+) et Jack Lang.

Sélectionnés aux Victoires de la Musique, ils perdent face à Kyo, mais s’assurent une reconnaissance certaine auprès d’un large public. La tournée qui suit est à nouveau l’occasion d’un album live (Never Trust a Live) et d’un single, une reprise d’« Où sont les femmes » de Patrick Juvet, version punk-yéyé. Il est à noter que c’est seulement à partir de cet album que Didier peut réellement vivre de sa musique et quitter son poste d’agent de la RATP.

La médiatisation des Wampas pousse certains de leurs fans à crier à la trahison commerciale, d’autant que le groupe assume pleinement son nouveau statut en se présentant en 2007 aux sélections de l’Eurovision, en profitant pour la promotion de Rock’n’Roll Part 9. Bien que sélectionnés parmi les dix derniers finalistes avec « Faut voter pour nous », ils perdent face aux Fatals Picards, malgré une prestation déjantée (et un beau cassage de voix en direct) de Didier. Après une ultime décharge pour Universal intitulée Les Wampas Sont la Preuve Que Dieu Existe (2009), Didier Wampas tourne la page le temps d’une escapade en solo, concrétisée par les albums Taisez-Moi (2011) et Comme Dans Un Garage (2013). En 2014, la bande est de retour pour fêter ses trente années d’existence comme il se doit avec l’album Les Wampas Font la Gueule. Loin de bouder, ils célèbrent deux ans plus tard leur improbable longévité avec une première compilation intitulée Never Trust a Best-Of, à laquelle succède en 2017 un douzième album titré Évangelisti, introduit par un premier extrait sautillant dénommé « Electrodoowop ».

Copyright 2017 Music Story Benjamin D’Alguerre

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