Trust

Retour gagnant pour Trust à l’occasion de ses 40 ans : après plus de 50 dates sold-out, le mythique groupe de rock français sort son nouvel album live Hellfest 2017 – Au Nom De La Rage Tour.

Au programme, l’intégralité du show incendiaire donné par Trust devant 50 000 fans déchaînés, soit une heure de riffs puissants et de textes martelés sur l’enclume.

Au milieu des classiques “Marche ou crève” ou “Au nom de la race”, deux nouveaux titres composées pour le futur album studio du groupe : “L’archange” et “Démocrassie”. Avant un final en apothéose sur l’hymne “Antisocial”, repris en chœur par le public.

Disponible en CD + DVD Digipack, Hellfest 2017 – Au Nom De La Rage Tour propose également un bonus exclusif : le duo entre Trust et le groupe américain Anthrax sur “Antisocial”, enregistré cet été à Strasbourg.

FRA
- Rock
VERYSHOW

Vidéos

TRUST - BANDE ANNONCE - AU NOM DE LA RAGE TOUR

TRUST BACKSTAGE @ TARATATA

TRUST - ANTISOCIAL - CLERMONT (Coopérative de Mai)

Biographie

C’est en pleine punk attitude qu’en 1977 Bernie Bonvoisin – alors batteur – rencontre le guitariste Norbert “Nono” Krief.

Après l’adjonction du bassiste Raymond Manna et du batteur Jean-Emile “Jeannot” Hanela, ils fondent Trust. Le groupe assure quelques premières parties (dont Bijou, à L’Olympia), s’appuyant sur un répertoire de reprises (AC/DC, Sex Pistols).

Le premier 45-tours du groupe (Prends pas ton flingue Paris By Night, adaptation d’une chanson d’AC/DC), enregistré dans le même studio où les Rolling Stones préparent leur album Some Girls, sort au mois de janvier 1978. Les Français font à cette occasion la connaissance du chanteur d’AC/DC Bon Scott et du guitariste des Rolling Stones Keith Richards.

Ne souhaitant pas se tirer une balle dans le pied (EMI a également sous contrat Téléphone), le label n’assure aucune promotion pour le disque, qui est un échec. Mais l’amitié d’AC/DC permet à Trust de jouer en première partie des Australiens, devant des audiences importantes et de signer un nouveau contrat, avec CBS cette fois.

C’est en 1979 que le premier album du groupe (Trust) est enregistré. La tournée en appui fonctionne sur le principe de la boule de neige et après des débuts timorés (une poignée de spectateurs à Roubaix) s’achève en apothéose à Pantin. Le public est progressivement séduit par des textes revendicatifs, franchement libertaires et fustigeant l’extrême-droite, les travers du monde politique et les perversions du capitalisme.

Bernie Bonvoisin, issu d’une famille ouvrière, n’a jamais fait mystère de ses convictions politiques de gauche. Musicalement, Trust a souvent été qualifié de groupe hard-rock doté d’un chanteur punk et on peut relever à maintes reprises des racines blues qui les rapprochent d’AC/DC. Devant le succès naissant, Manna, accédant alors à la fonction de manager, est remplacé par Yves “Vivi” Brusco.

Le 24 janvier 1980, ils offrent un concert aux détenus de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis. Au mois de février, alors que Trust se trouve de nouveau à Londres pour travailler sur un deuxième album, Bon Scott à ses côtés, œuvrant quant à lui sur l’adaptation en anglais des chansons du groupe, ce dernier décède à l’issue d’une nuit d’ivresse.

C’est au mois de mai 1980 qu’est édité l’album Répression : le single “Antisocial” allume le dernier étage de la fusée Trust en route pour la gloire et le groupe se produit triomphalement au festival de Reading, tout en rendant plusieurs municipalités françaises craintives, par rapport à d’éventuels débordements de leur public.

En 1981 est proposé le troisième disque du groupe (Marche ou Crève), qui permet de faire la connaissance d’un nouveau guitariste (Moho) et d’un nouveau batteur (Michael Henry “Nicko” McBrain). Ce dernier rallie ensuite Iron Maiden. Trust connaît alors une tournée allemande couronnée de succès, mais décide de se cantonner à l’Hexagone.

En 1983, après l’enregistrement d’un nouvel album homonyme (également étiqueté Idéal ou Trust IV), produit par Andy Johns (qui a travaillé sur l’Exile on Main Street des Rolling Stones), le groupe intègre le batteur Clive Burr, transfuge d’Iron Maiden. Les deux groupes se sont ainsi échangé leur batteur en l’espace de quelques mois.

En 1984, le 5ème album, intitulé Rock’n’Roll, accueille un nouveau batteur, Farid Medjane. La tournée qui suit est celle des dissensions, pour des musiciens qui ne se croisent plus que sur scène. Le 31 juillet 1985, Trust annonce la fin de l’aventure…

En 1986 sort le premier album solo de Bernie Bonvoisin, Couleur Passion… mais Trust retrouve force et vigueur en 1988 en première partie d’Iron Maiden et dans le cadre du festival Monsters of Rock, qui se déroule à Bercy. Suivent un album commémoratif des retrouvailles, en public (Paris By Night), ainsi qu’un mini-album (En Attendant). Ce disque, sorti sans le consentement du guitariste, provoque une deuxième séparation. La même année, Anthrax rend hommage au groupe en enregistrant sa version – anglophone – d’”Antisocial”, alors que Bernie Bonvoisin édite sa deuxième production en solo, En Avoir ou Pas. En 1989, ce dernier incarne Castaing dans Hiver 54, l’Abbé Pierre, film de Denis Amar.

Au mois d’octobre 1992, la tournée ‘Répression dans l’Hexagone’ (1980) alimente un nouvel album, Live, qui devient Disque d’Or.
En 1993, un nouveau mini-album a les honneurs des presses : il s’agit de The Backsides, regroupant inédits, remixes, et faces B. Édité à la même époque, Sors Pas Ton Flingue regroupe, quant à lui, les cinq premières chansons du groupe. Quant à Bernie Bonvoisin, il propose son troisième album en nom propre, Étreinte Dangereuse.

En 1994, Nono commercialise une méthode d’apprentissage de la guitare. En 1995, on peut voir Bernie Bonvoisin dans La Haine, long métrage de Mathieu Kassovitz. Le groupe, reformé (et incluant le bassiste David Jacob) enregistre l’album Europe et Haines (Disque d’Or en octobre 1996) et offre un concert triomphal devant quarante mille personnes au Bol D’Or. La tournée qui suit voit le remplacement du batteur Nirox John par Hervé Koster.

La tournée Insurrection dans l’Hexagone 1997 donne lieu à l’édition d’un album – audio et vidéo – intitulé A Live. La même année, Bernie Bonvoisin met en scène une banlieue parisienne des années soixante-dix dans son premier long métrage, Les Démons de Jésus (avec Thierry Frémont, nominé aux Césars).

Le nouvel album de Trust (Ni Dieu Ni Maître, avril 2000) est source de nouveaux conflits entre Nono et Bonvoisin, ce dernier obtenant le retrait de la vente du disque.

Les deux leaders de Trust, augmentés du bassiste Vivi, du batteur Farid Medjane et d’Izo Diop à la deuxième guitare, se produisent de nouveau sur scène en 2006, en vue de la préparation d’un nouvel album live (auquel s’ajoute un DVD, Campagne 2006 : Soulagez-Vous dans les Urnes !). À cette période, Trust se produit en compagnie d’un DJ, qui agrémente de scratches nouvelles compositions et anciens morceaux et intègre le bassiste Izo (transfuge des Rita Mitsouko), Vivi retrouvant encore une fois la guitare.

Le , Trust se produit sur la scène de L’Olympia pour fêter leurs trente ans de scènes (première le 4 décembre 1977 sur cette même scène). Un nouvel album, 13 à table, sort en . Il est suivi d’une tournée qui s’étend jusqu’en 2010.

Un nouvel album live Live au Rockpalast sort en 2011. Alors que Trust devait être une des têtes d’affiche de l’édition 2011 du Hellfest, le groupe annonce, courant avril 2011, qu’il cesse sur-le-champ de donner des concerts pour une durée indéfinie. En 2016, le groupe annonce son retour et rejoint VERYSHOW. Outre Bernie et Nono, le nouveau line-up de Trust est composé de David Jacob (basse) et Izo Diop (guitare), tous les deux ayant déjà joué avec le groupe par le passé, ainsi que de Christian Dupuy (batterie).

Depuis décembre 2016, ils n’ont cessé de tourner : plus de 70 dates, dont 24 en festival cet été, affichant presque toutes complet. Parmi ces dates, une marquante au Hellfest, à revivre dans Hellfest 2017 – Au Nom De La Rage Tour !

Release(s)